الجمعة، 4 يونيو 2010

Mohamed Rouicha


Mohamed Rouicha est un Chanteur berbère à la voix chaleureuse, Mohamed Rouicha est aussi un spécialiste du "Ouatar", un instrument marocain rarement joué et semblable à une sorte de Oud, plus rustique.
Artiste ayant acquis une renommée nationale en tant qu'interprète des chants amazigh et arabe, il a réalisé plusieurs albums salués par le public marocain.
Le célèbre chanteur populaire, amazigh et arabe, Mohamed Rouicha était présent au festival dans la ville , tenu en parallèle avec le festival de Fès des musiques sacrées du monde. Menara l’a rencontré. Il ne cache pas son amertume...
Le célèbre chanteur populaire, amazigh et arabe, Mohamed Rouicha était présent au festival dans la ville, tenu en parallèle avec le festival de Fès des musiques sacrées. Menara l’a rencontré. Rouicha, ayant marqué l’histoire de la musique populaire marocaine, voile à peine ses mots pour dénoncer la situation dégradante des artistes marocains.

Stati Abdelaziz


Stati Abdelaziz C’est à Al Aounat à quelques kilomètres de la ville d’El Jadida au Maroc, que naît en 1961, Al Arbaoui Abdelaziz, qui sera prénommé plus tard Stati, une des personnalités la plus volcanique de la chanson du chaabi marocain.
Ses parents: son père, agriculteur et sa mère, femme de foyer, lui assurent avec ses trois frères et ses cinq sœurs, une éducation très sérieuse, entre l’école, le Jamaa et le foyer.

Il quitta cependant l’école à son jeune âge, et se retrouva tout naturellement à travailler dans les champs avec son père. Abdelaziz qui n’a jamais aimé ce travail, s’endormait souvent ou s’amusait à écouter de la musique Amazigh à la radio.

Son histoire avec la musique chaabi a commencé avec son oncle Bouchaib BenRahhal décédé, chanteur populaire et violoniste qui fût le premier maître d’Abdelaziz, puisque dans ses débuts, il s’en est beaucoup inspiré.

D’ailleurs, Stati se rappelle que quand il prît pour la première fois le violon entre ses mains, il se mît à trembler et malgré une peur inexpliquée et des sueurs froides, ce fût immédiatement le coup de foudre.
Cet amour pour le violon l’a poussé, dès que l’occasion se présentait (mariage, fiançailles, circoncision, moussem, … )à assister à tout spectacle donné par les troupes locales.

C’est ainsi qu’il décida de se consacrer à la musique et plus particulièrement au violon, son instrument de prédilection.
En 1973, à l’âge de 12 ans, il monta à Casablanca avec un seul objectif : travailler pour acheter un violon.

Et c’est comme çà que le premier violon fût acheté à 350 dhs.
Quelques mois plus tard, il retourna voir ses parents; Voyage qui a coincidé avec le moussem de Sidi Ghaleb où il rencontra par hasard une troupe de Settat qui avait besoin d’un violoniste.
Il accepta, et pendant 3 jours, le public et la troupe furent séduits. Il gagna 135 dhs.
Après cet évènement, la troupe ne le lâcha plus. Il repartît donc pour Casablanca, et travailla avec cette troupe pendant plus de 4 ans, jouant ainsi les rythmes de l’époque : Aita, Marsaoui, Zaari, . . .

Au début des années 80, il écoutait et apprenait des grands de l’époque :

-Salah Smaili
-Assahib Ben Al Maatti
-Moustapha Zouwak
-Salah El Meknassi
-M’barek Al Aouni
-Toulati Khallouk

Avec une préférence pour M’barek Al Aouni et Salah Smaili, qui avaient tous les deux marqué de leurs empreintes, la chanson Chaabi.

C’est ainsi qu’après le décès de Salah Smaili, les membres de sa troupe ont essayé plusieurs violonistes mais sans succès. Et Comme ils avaient entendu parler du jeune Abelaziz, ils l’essayèrent. Le résultat était satisfaisant, et c’est ainsi qu’il intégra cette nouvelle troupe qui a tellement (re)fait parler d’elle qu’en 1982, une maison de disque leur proposa l’enregistrement de quelques chansons de feu Salah Smaili : Le succès fût immense.

Et c’est en 1985, qu’Abdelaziz décida de créer sa propre troupe, qui était composée à l’époque entre autres de :

-Mils Mustapha
-Al Houcine Ben Al Wafa

Il est à noter qu’en 1983, Abdelaziz enregistra une cassette qui a connu beaucoup de succès ‘‘Al Mouima Essabra Dima’’ ; qui a été repris par la suite par ; ni plus ni moins ; que Cheb Khaled.
Ensuite, vinrent plusieurs cassettes et chansons dont la sulfureuse ‘‘Wa baeed Al Zinne’’.
Le grand succès arriva en 1986 et surtout en 1987 avec 2 cassettes :
-Moulate Laayoune Lakbare, Zinette Attabssima, Ache Semmak Allah
-Moulay Ettahar
Désormais, il était connu sous le nom de Stati.

Said Senhaji


Said Senhaji est un chanteur est compositeur marocain de chaâbi très populaire.

Said Senhaji a commence sa carrière musicale très jeune à l’âge de 14 ans. Il doit son succès à l'interprétation de « Zid Dardeg Aoud Dardeg » .Les paroles, thèmes et le rythme musicaux respectent la musique traditionnelle marocaine, tout en en optant pour une modernisation de l'instrumentation.

Said Senhaji se produit au niveau international accompagné par Rachid Karaman ,son meilleur ami,son claviste et aussi avec qui il interprète plusieurs duo comme "alwa", "zid dardak",chitana.Al Guenaoui l’un des meilleurs percussioniste de chaâbi marocain.

Najat Aatabou


Najat Aatabou : Au Maroc, la Berbère Najat Aatabou, grande star de la chanson populaire châabi au royaume de Mohammed VI, tient une sorte de courrier du cœur, s’inspirant " des lettres, très nombreuses, que je reçois des femmes qui m’écoutent puis me racontent leurs problèmes. Et je les résous en chantant.

"Et quels sont les douleurs des femmes marocaines ?" Comme partout, des blessures d’amour. Des maris infidèles, des foyers parallèles, des mensonges. " Comment cette infatigable joueuse de mots, alignant des strophes (en arabe, parfois en tamazight, l’une des trois langues berbères du Maroc) comme une rappeuse du Bronx, traduit-elle ces blessures ordinaires ? " Eh bien, par exemple, j’ai une chanson, Souerret (Ces clés sont à qui ?). La femme prend le trousseau du mari, et passe en revue les clés les unes après les autres, la porte d’entrée, le garage, le bureau, et l’une ne correspond à rien... "

Femmes trompées, jalouses, jamais soumises, telles sont celles qui peuplent l’univers des chansons écrites par Najat Aatabou, qui fustige " l’homme qui ment toujours ", inventant travail et réunion, ou celui qui abandonne son épouse enceinte en prétextant que l’enfant n’est pas de lui. Au passage, elle s’en prend aux maîtresses, et cela fait un tube, Choufi Ghirou (Cherches-en une autre). Du groupe-phare de l’opposition marocaine, Nass-el-Ghiwan, elle dit simplement : " Eux, ils font de la chanson engagée. " Chapeau à large bord, maquillage impeccable, manteau à motifs panthère, Najat Aatabou promène des allures de star, légitimement. Enceinte, la " lionne de l’Atlas " a momentanément abandonné ses tailleurs-pantalons de cuir noir, au profit d’une robe de velours cernée de perles. A quelques jours d’un retour à l’Olympia, où elle avait fait ses débuts français en 1984, Najat Aatabou revient sur un parcours qui l’a menée de sa ville natale de Khemisset, dans le Moyen Atlas, au triomphe. En 1981, Najat Aatabou chante dans un mariage une chanson inspirée d’une histoire vraie : une de ses amies part en voyage, et à son retour son fiancé est mort. " J’en ai marre, j’en ai marre ", psalmodie la jeune femme.

Dans l’assemblée, un joyeux bootlegger enregistre secrètement la voix vibrante de Najat Aatabou. Quelques semaines plus tard, alerté par la radio et les cassettes pirates, le petit peuple marocain fredonne la chanson de cette inconnue dont on ignore le visage, le nom, l’identité. Najat entend sa voix par hasard en faisant ses courses. Sa famille aussi. " Je n’étais pas contente, dit-elle aujourd’hui. Je voulais faire des études, devenir avocate, mais... mektoub. Je suis tombée malade, clouée au lit. J’étais terrorisée par la réaction de mes frères. Chanter, pour une femme, était synonyme de mauvaise vie. " Najat se réfugie à Casablanca, et signe un contrat avec les éditions musicales Hassania. Bannie pendant plus de trois ans par sa famille, elle en fait une chanson, Ma mère qu’est-ce que j’ai fait ? Excuse-moi, c’est le destin qui nous a séparées, qu’elle vient de reprendre en duo avec Neneh Cherry. Najat Aatabou n’est pas à proprement parler une chikha, chanteuse traditionnelle à la parole libre, à l’instar des chikhates du Moyen Atlas. Celles-ci incarnent une tradition paysanne où le rythme est donné par le bendir et la mélodie appuyée par le luth lotar, tandis que Najat Aatabou en provoque le dévoiement urbain, synthétiseur et électrification en conséquence.

Abdellah Daoudi


Abdellah Daoudi née Le 12 octobre 1972 à Casablanca (Maroc),Elmakhlouk Abdellah, surnommé Daoudi en hommage à ses origines, puisqu’il venait de Ouled Sidi Bendaoud, tribu du petit village de Ghissar dans la région de Sttate (Maroc).

Daoudi s'initia très tôt a la musique populaire et traditionnelle marocaine, et plus particulièrement au répertoire du châabi. Daoudi délaisse même l’école à l’âge de 18 ans pour se consacrer à sa seule passion : la chanson.

Ce sont les fêtes de fin d’année qui lui ont permis de concrétiser son rêve. Daoudi enchaîne en apprenant à jouer d’instruments de musique avec ses amis, et en mémorisant les chansons châabi marocaines.

En 1993, Daoudi rejoint le groupe « Noujoum el Samare» en qualité de choriste. Ses qualités vocales furent vite appréciées du groupe qui lui propose alors d’enregistrer deux chansons dans leur album « NADIA ». C’est alors le déclic, car en 1996 Mustapha Bourgone le sollicite pour l’enregistrement de ses albums et l’entraîne dans ses tournées.

C’est en 1998 qu’il décide de sortir son premier album, ainsi que plusieurs cassettes au nom de DAOUDI. Mais devant les résultats décevants, il comprend vite que pour se démarquer Abdellah Daoudi doit changer de méthode.

En mars 1999, Abdellah Daoudi entame une grande tournée aux Etats-Unis avec le roi de NOUJOUME BOURGHOUNE, Mostapha Asmir Kindi ( Boston, New-York, Washington DC etc......)
Abdellah Daoudi décide alors de rester quelques mois de plus aux Etats-Unis pour acquérir la maîtrise du violon et travailler son propre style. C’est là qu’il rencontre Cheb Nasro qui le conseille et l’encourage.

De retour au Maroc en 2000, Daoudi décide d’enregistrer son album, « Ayta Daoudia », qui devient tout de suite un grand succès national, puis un tube international. Cela lui vaudra la reconnaissance du public, qui lui réserve un accueil chaleureux. Presse spécialisée, media télévisés, tous saluent son succès.

Cet album, qui est le fruit de plusieurs années de travail, témoigne de la qualité de Daoudi à tous les niveaux, que ce soit pour les arrangements, les rythmes, les paroles ou cette voix qui lui vient de coeur... sans oublier sa maîtrise du violon
qui a su charmer son public !

Daoudi fait partie de ces chanteurs qui ont réussi à se forger une place dans la chanson marocaine châabi : Abdellah Daoudi est devenu en quelques années une référence dans le monde de la chanson chaabi marocaine.

Saida Fikri


la chanteuse Saida Fikri , auteur, compositeur et interprète d'origine marocaine, un grand talent de la chanson marocaine, une voix qui a promis d'aller loin, elle chante contre le racisme, contre l'intolérance, elle chante l'amour et la paix.

Saida Fikri a commencé à chanter à l'âge de 8 ans, a compose sa première chanson à l'âge de 12 ans. Elle fait partie de cette génération de chanteuses qui ont coeur de présenter au publique un répertoire d'une grande qualité.

Son grand souci a toujours été de créer une chanson d'un genre nouveau. Dans ce sens Saida a créé son propre style. Parolier, compositeur et interprète, Saida réalise sa chanson du début jusqu'à la fin.

Huit albums maintenant révèlent les potentialités de cette artiste et sa capacité de s'imposer grâce a un style inédit qui allie dans un souci de perfection diverses cultures et musique, une musique qui plait aux jeunes et les interpelle.

Saida Fikri a commencé sa carrière professionnelle en 1994 avec une sortie d'un premier album pendant la même année qu'un grand concert à la grande place de Bruxelle en Belgique. Des milliers de personnes se sont rassemblés sur la place après une marche contre le racisme et la discrimination. Le concert était organisé par J.O.C.

Saida Fikri s'est produite plusieurs fois au Maghreb et en Europe. Invitée en 1998 à représenter la femme maghrébine par le gouvernement belge, elle a donné des concerts et des conférences de presse. La meme année elle a donné un grand concert dans la salle <<>> à Amsterdam, une salle consacrée au grandes stars mondiales. Cette tournée en Hollande a été organisée par la production W.F. CONCERT DIVISION.

Aujourd'hui Saida Fikri vit aux Etats-Unis ou elle a fait sortir un album pour le marché américain intitulé <<>>. Cet album est basé sur des thèmes d'amour et de paix dans le monde. Son huitième et dernier album 2006 <<>> est enfin sur le marché pour ses fans au Maghreb et en Europe.
Saida Fikri, chanteuse et guitariste
PARCOURS BIEN ACCORDE

Un grand talent de la jeune chanson marocaine et maghrébine qui monte, qui monte...Saida Fikri,
une voix qui promet d'aller loin. Elle chante contre le racisme, contre l'intolérance.
Saida FIKRI

L'allure est sportive et la voix douce. Des cheveux épais entourent un visage aux pommettes larges et aux traits encore enfantins. Très peu de maquillage, pas de bijoux, Saida Fikri est à l'image de la Maghrébine moderne. Pratique, battante, courageuse, conciliant sa vie de femme, de mère et d'artiste avec maestria. Née à Casablanca il y a une trentaine d'années, elle habite aujourd'hui à Mohammedia.

C'est plus romantique de vivre en bord de mer » dit Saida. Mère de deux fillettes, Rania et
Ghofrane et mariée depuis dix ans à Thami, elle est une femme heureuse au milieu des siens. Son mari, un
décorateur et dessinateur aujourd'hui converti en fermier, sa famille et ses amis l'ont toujours soutenue dans
sa vocation.
Tout commence au conservatoire de Casablanca. Saida décide d'apprendre à jouer de la guitare.
L'instrument qui l'accompagnera tout au long de sa jeune carrière.
Fierté

L'instrument grâce auquel elle a composé, à quatorze ans, sa première chanson , Liyyam. Pour la petite
histoire, Saida a attendu de faire son quatrième album pour présenter Liyyam au public.
Après avoir donné des cours de guitare, elle décide d'écouter ceux qui croient en elle et de chanter pour un
plus large public.
Au début, son public se limitait à ses sept frères, à sa sur et à ses parents aussi attentifs que fiers. Ils
écoutaient religieusement Saida jouer de la musique "Country" et interpréter des chansons anglo-saxonnes
des années 50. Elle interprétait avec une aisance incroyable des succès de Dolly Parton, la reine du
"Country".
Ce n'est que bien plus tard qu'elle se mettra à chanter en arabe. Des textes engagés, qui parlent de pardon et
d'humanité. Tous ces mots bien de chez nous accompagnés de musique moderne.
Elle s'entoure d'une équipe de jeunes musiciens. L'arrangeur n'a pas plus de 27 ans. Ce qui plait
particulièrement aux jeunes qui en ont fait leur idole depuis longtemps.
Ces derniers retrouvent leur haine de l'intolérance dans les textes de Saida. Ils lui écrivent de tout le
Maghreb, de l'Algérie en particulier. àé cet égard, une précision s'impose: comme beaucoup le croient,
Saida Fikri n'est pas d'origine algérienne.
Solidarité

Elle est bel et bien marocaine, ce qui ne l'empàéche pas de se sentir solidaire avec tout le Maghreb en
particulier et tout le monde arabe en général.
Il faut dire que lorsqu'on écoute ses chansons, on a l'impression qu'elle parle de la souffrance du peuple
algérien. Par exemple, dans son dernier album, elle chante pour les victimes des inondations alors qu'on
pourrait croire qu'elle parle des victimes de la guerre en Algérie.

Pour Saida, le plus important est que les gens partagent avec elle sa douleur. Qu'ils soient d'ici ou
d'ailleurs, les admirateurs de Saida Fikri sont unanimes à propos de celle dont ils ont fait leur idole: Elle est
lucide. C'est la meilleure disent-ils, non sans fierté.
Seulement voilà , tout le monde ne partage pas cet avis. Les amoureux du classique crient màªme au
scandale. Pourtant, elle ne fait rien d'autre qu'à étre une chanteuse de son temps. En un mot, une chanteuse
moderne.
Le fait qu'elle s'accompagne d'instruments tout ce qu'il y a de plus occidental n'empàªche en rien la grande
qualité de son travail. Au contraire, il faut souligner la prouesse technique de l'adaptation de ces tonalités
orientales à une musique occidentale.
Saida Fikri est une travailleuse acharnée. Tous les jours, elle s'astreint à fignoler ses textes, sa voix, sa
musique. Un rituel, une passion.
&laqno;J'ai mon petit coin à la maison. Et quand vient le soir, le moment que je préfère, je prends ma
guitare et je chanteé», confie Saida. Pour l'inspiration, elle n'a qu'à regarder les infos ou lire la presse.
Parfois, c'est son frère qui lui écrit ses chansons. D'autres qui les composent. Mais l'important pour elle,
c'est chanter. Les Centres culturels franà§ais de Casablanca et de Tétouan l'invitent toujours à venir chanter
au sein de leurs locaux.
Une seule fois, elle a participé à un festival, celui de Saidia. Elle n'oubliera pas de sità´t l'accueil qu'on lui a
réservé là -bas. &laqno;Ce sont ses petites attentions qui m'empêchent d'être découragée».
En effet, Saida avoue avoir du mal à vivre de son art. Au Maroc, peu d'artistes peuvent prétendre à vivre de
leur talent. Mais il faut dire aussi qu'en matière de médiatisation, à chacun sachance.
Prouesse

Depuis qu'elle chante en professionnelle, la télévision n'a plus fait appel à elle. Pourquoi? Saida Fikri ne
comprend pas. Nous non plus. Pourtant, elle en est à son quatrième album et le cinquième est en
préparation. Elle est connue dans tout le Maghreb.
En 1993, Saida sort son premier album. En 94, elle se produira en Europe à l'occasion de son 2ème album.
Amsterdam, Bruxelles sur une grande place... Elle chantera contre le racisme, contre l'intolérance.
L'accueil qu'on lui réserve est plus que chaleureux. Forte de ce succès, Saida retournera au Maroc avec la
ferme intention de faire encore mieux. Mais c'était mal connaitre la frilosité des producteurs et autres
médias marocains. Malgré tout, Saida continue.
Frilosité

&laqno;Je n'ai pas de sponsors donc pas de moyens. Heureusement que des gens croient en moi.»
raconte-t-elle. Mieux encore, elle y va de ses propres deniers pour produire ses albums.
Elle n'a encore jamais enregistré sur compact-disc, un ràve, màme si ses cassettes se vendent comme des
petits pains.
Tout le monde la connait. Tout le monde apprécie les chansons de ce petit bout de femme. Elle va d'ailleurs
enregistrer une chanson avec Malek sur l'environnement pour l'émission "Al biaa wa nass" de la chaine
télévisée RTM. Elle compte par la suite tourner un clip.
Il est temps d'ouvrir les oreilles.

Adil El Miloudi


Adil el Miloudi ou bien Adil El Meloudi Et Le Rharbaoui Etant donné le succès réalisé sur le marché maghrébin et la sortie de nombreux albums, l'artiste et les amoureux de cette musique aussi d'ailleurs, se doivent d'apporter leur contribution à la musique du monde, dans la capitale des Arts du Monde, nous voulons dire Paris.

Tarab production a décidé de présenter cet artiste qui s'adonne à plusieurs genres en vogue au Maroc : Raï, Atlas marocain, Chaabi ou populaire marocain. En se frottant à tous ces styles, Adil el Miloudi a réussi à forger un style tout personnel. Ce style est un condensé de percussions appelées "rharbaouiya" d'une nom d'une région située à l'ouest du Maroc. L'influence de ce style sur la musique de Adil el Miloudi est sans conteste et ne ressemble à aucun autre. Ceux qui suivent l'évolution de la Musique du Monde, vont se pencher sur Adil El Miloudi et toutes ses cordes à son arc avec beaucoup d'intérêt. Un producteur, ami de Tarab production avait organisé une rencontre entre l'artiste et Tarab Production à Kenitra. Nous avons assisté à un concert de Adil et son orchestre. Nous l'avons jugé digne de le voir figurer dans le club de la Musique du monde. Pour ne pas lasser nos auditeurs, nous espérons vous avoir donné l'envie de le connaître, de vous laisser séduire

Abdelhadi Belkhayat


Abdelhadi Belkhayat Né en 1940 à Fès, Zougari El Idrissi Abdelhadi, dit Belkhayat, a quitté très tôt sa ville natale pour s'installer à Casablanca. Une audition à la radio, rue l'Brihi, le pousse rapidement sur le devant de la scène, dominée à l'époque par Mohamed Fouiteh, Maâti Belkacem, Brahim Alami.

Il réussit à imposer son style avec sa voix chaleureuse et ses mélodies d'influences orientales. Il représente la nouvelle génération avec Abdelwahab Doukkali, Latifa Amal, Mohamed Hayani. Une génération fascinée par l'Egypte et ses Oum Kalthoum, Farid El Atrach, Abdelhalim Hafez et autres. Ce pays avait reçu a bras ouverts Sabah la libanaise, Warda El Jazaereya et bien d'autres. Ce qui décide Belkhayat à partir lui aussi à la conquête du pays des pharaons en espérant trouver une place au soleil.

Abdelhadi Belkhayat s'inscrit au conservatoire supérieur de musique arabe du Caire et trouve tant bien que mal sa place dans cette jungle dominée par certains auteurs et compositeurs. Mais c'est la grande déception qui l'attend. Le dilemme étant de chanter en égyptien ou rentrer bredouille. Il choisit la deuxième option. Les trois années (entre 1965 et 1967) passées là-bas lui ont permis malgré tout de se faire connaître du public égyptien. Beaucoup d'égyptiens se rappellent encore de son passage et regrettent qu'il ne soit pas resté. Belkhayat, lui, n'a pas regretté, puisqu'il a accumulé succès et gloire tout en préservant son style original. Il est non seulement la coqueluche de toute une génération de marocains mais devient vite une star en Algérie, puis plus tard en Tunisie et en Libye.

En 1973, son concert à l'Olympia de Paris rassemblera plus de gens sur le trottoir que dans la salle par manque de places. A cette même époque, il tente une carrière cinématographique avec deux rôles proposés par le réalisateur marocain Abdellah Mesbahi :"Silence sens interdit" (1973) et "où cachez-vous le soleil?" (1979) où il partage la vedette avec Abdelwahab Doukkali. Ces films, tournés entièrement au Caire, sont restés inédits au Maroc.

Pendant ce temps, il multiplie les collaborations avec des auteurs comme Ahmed Tayeb Elalj, Abderrafiî Jaouahiri et son compositeur favori Abdeslam Amer qui ont su populariser son côté classique tout en lui apportant une touche chic et romantique. El Qamar el ahmar, Fi Qalbi jarh q'dim, Aouni nensak sont de grands classiques et font désormais partie du patrimoine collectif marocain. La voix forte de Belkhayat présente l'avantage de s'adapter à différents genres musicaux; Il peut passer sans difficulté de la plus difficile qassida de Mohammed Abdelwahab au plus populaire des airs de Hocine Slaoui. Le succès continuera jusqu'à la fin des années 80 où il entame une période mystique et se consacre exclusivement aux psalmodies coraniques. Il se retire dans une mosquée casablancaise et fait l'imam pendant quelques années. Ses fans, pendant ce temps, continueront à répéter le refrain de son qitar El hayat, son dernier véritable succès, tout en le considérant comme le dernier mythe marocain vivant, au même titre que Nass El Giwane ou Jil Jilala.

En 2000, Abdelhadi Belkhayat décide de ne pas s'arrêter là et reprend la chanson pour satisfaire un public toujours demandeur. Il promet un album pour l'année suivante mais aussi une grande tournée à travers les villes du royaume.

Cheb Douzi


Cheb Douzi Né à Koulouche (Maroc), d’une mère algérienne et d’un père marocain, Douzi a grandi, entouré de ses six sœurs et frères (dont l’un, Abdelkader, auteur - compositeur et chanteur de raï).

A l’âge de 3 ans, le petit Douzi fredonne déjà des chansons aux sonorités très aigues, ce qui lui permet de développer son organe vocal, au grand dam de sa mère qui tenait avant toute chose à ce qu’il fasse de brillantes études.

A 5 ans à peine, il interprète publiquement sa première chanson écrite par son frère Abdelkader, et intitulée « La lilharb », c'est-à-dire « Non à la guerre », lors des pré sélections pour l’enregistrement d’une émission de télévision à Rabat.
Le succès est immédiat.

En 1991, Douzi entre à l’école et d’amblé, ses professeurs remarquent en lui de nombreux talents dont celui de dessinateur.
Malgré cela, le petit prince n’a que ses études et surtout la musique dans la tête.
Et c’est donc en toute logique qu’il entre au conservatoire. Malheureusement, la rareté des moyens de transport pour s’y rendre depuis son village fait qu’il n’y reste pas longtemps.

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre d’années».
Cette maxime s’applique parfaitement à Douzi, car dès 1993, au mois de mars, il participe dans le cadre de la « fête de la jeunesse », aux festivités organisées par la station radio de Oujda (Maroc), en collaboration avec l’alliance Franco- Marocaine « Ibn Khaldoun » et reçoit son premier diplôme de mérite pour son déjà immense talent, bien qu’il fut le plus jeune chanteur.

Dès lors, la machine est lancée et Douzi devient l’enfant prodige du raï .

En février 1994, il enregistre son premier album « Goulou Imumti tjini », ( Dites à maman de revenir). L’oeuvre sort dans les bacs en 1996 et remporte illico un vif succès, surtout chez les mères de famille.

Lorsqu’il n’est pas en déplacement pour des raisons professionnelles ( nombreux concerts à l’étranger), Douzi réside en Belgique avec ses parents et ses frères et sœurs ; et avec une dizaine d’albums à son actif, il porte actuellement la casquette de plus jeune chanteur de raï, doublée de celle du seul chanteur de raï qui le fait en français, arabe, anglais, turque, espagnol et hindi. Son palmarès est éloquent et ne cesse de s’agrandir. En voici quelques exemples d’une liste non exhaustive :
-Il a été longtemps classé numéro un ( 8 semaines) dans l’émission « Top 20 », sur BEUR FM (la radio n°1 de la musique raï en France), et a tenu la dragée haute face aux plus grands chanteurs de raï et de r’n’b en France..
-En plus de nombreux concerts dans de très prestigieuses salles à travers le monde, il a chanté lors du Bollywood week - end organisé par l’Indian Event en 2005.
-Il a enregistré un duo dans la compilation « Raï ’n’ b fever 2 ». Ce qui lui a valut un disque d’or et un autre de platine, remis par les majors COLUMBIA-SONY-BMG.
-Dans le domaine de la pub, Douzi a signé un contrat avec les firmes COCA-COLA et MAGGIE pour des publicités diffusées dans plusieurs chaînes arabes.
-Il a participé, dans le cadre humanitaire, à des concerts de charité pour venir en aide aux enfants orphelins et handicapés.
- La sensibilité de Douzi, ainsi que son respect et son amour d’autrui l’ont tout de suite poussé à accepter l’invitation à participer à « l’opération 0110 » en Belgique, dans le cadre de la vaste campagne de sensibilisation et de lutte contre le racisme et l’intolérance sous toutes ses formes.

Nass El Ghiwan


Nass El Ghiwan Au début de l'année 1970 cinq artistes du même quartier(Hay elmohamadi) à Casablanca la plus grand ville au Maroc,vont creés un groupe musical qui l'appelant Nass el ghiwane,qui va déclencher une des plus belles révolutions musicales au Maroc .

Ils s'appellent: Omar Sayed, Larbi Batma, Boujmaa, Alal Yaala, Abderhmane Paco.
Leur histoire

Nasse El ghiwane ne peuvent être confinés aux personnes qui formaient ce groupe mythique. La pratique des ghiwane est une coutume ancestrale qui conférait à des gens connus pour leur probité et leur modestie la faculté de décrire par le chant et la parole la vie quotidienne, les problèmes et entraves de leurs semblables. Ces troubadours, de douars en douars, transmettaient leur savoir par l'entremise de la poésie, du chant et du jeu théâtral.

Considérée comme révolutionnaire ou comme phénomène de société, la formation mythique que Martin Scorsese, le réalisateur americain, a décrite comme les Rolling Stones de l'Afrique continue à produire après presque 30 ans d'existence. Le groupe continue à émouvoir aussi bien les nostalgiques qu'une tranche appréciable des jeunes. Dignité , humilité, talent à l'état brut. Histoire d'un mythe.

Au début des années 60, un quartier de Casablanca, Hay Mohammadi, haut lieu de la résistance marocaine , enfantera les cinq garcons qui vont révolutionner le champ artistique marocain. Omar Sayed et Boujemâa -dit Boujemiî- habitaient Derb Moulay Cherif, Larbi Batma était issu du kariane Jdid, et cette proximité culturelle et affective a été le ciment de ce groupe. Ils ont débuté leur carrière dans la maison de jeunes du Hay non loin du café Essaâda que Larbi Batma évoque comme le fief de la formation dans son autobiographie "arrahil". Ils rejoigent ensuite la troupe de Tayeb Saddiki et introduisent dans son répertoire dramatique des chansons telle la mythique "qittati Essaghira".

L'idée de créer un groupe a germé dans l'esprit de Larbi Batma et de Boujemiî lors d'une tournée théâtrale en France dans une volonté de perpétuer ce que leurs ancêtres ont transmis de génération en génération. Le premier Show eut lieu à Casablanca dans le restaurant le Nautilus à Ain Diab. Mais la consécration aura lieu au théâtre Mohammed V à Rabat en 1971. Les spectateurs étaient ravis, car emportés par le rythme et enthousiasmés par des textes qui les touchaient directement. Tout le monde sentait cette opposition symbolique entre deux genres de chansons : l'une conventionnelle et statique, l'autre militante et prometteuse. Les nouvelles chansons de Nass El Ghiwane avaient pour titres : "Çiniya", "Ya bani l insân", "Ahl el hal".. Par son approche insolite, le groupe Nass El Ghiwane s'inscrivait d'emblée dans un mouvement de réaction contre la "chanson âsriya" qui languissait dans d'interminables plaintes d'amour et ennuyait par son caractère relativement figé ; et s'attache à créer un ton véhément en parfaite osmose avec les nouveaux textes.

الخميس، 3 يونيو 2010

Fadel Shaker


Fadel Shaker sont vrai name est Fadl Abdul Rahman Shamandar est né au mois d'avril 1969 dans Sadah, Liban. Il a ensuite changé son nom pour celui de Fadl Shaker, comme son oncle avait déjà fait avant lui. Jeune garçon, Fadl a toujours rêvé de renommée et de devenir une grande star, rêve qu'il a essayé de réaliser depuis l'âge de 16 ans.

Dans sa ville natale, Fadl était une voix plutôt connue dans les mariages et les fêtes avant de composer la chanson 'Matah Habebi Matah' qui a marqué un tournant dans sa vie et le début de sa carrière artistique. Il a dès lors contacté la célèbre compagnie de production Stallions Company et cette dernière crut en son talent dans la mesure où elle a signé avec lui un contrat de 3 albums. C'est alors que Fadl a commencé à travailler à son premier single. Le compositeur égyptien Salah EL-Sharnouby a joué un rôle principal dans la carrière de Fadl Shaker ; il a travaillé avec le chanteur et l'a aidé à sortir son premier album Walah Zaman en 1998. Après le succès énorme de son premier album, Fadl Shaker en a sorti un autre un an plus tard 'Baya EL-Oloub'. Ce dernier a connu un succès important et lui a valu une popularité dans tout le monde arabe en peu de temps. En 2000, Fadl sort son troisième album 'El Hob Al-Adeem' comportant plusieurs chansons à succès dont la célèbre 'Ash men shafak habibi'. Toujours au cours de la même année, il sort l'album 'Sahret Tarab 2001' regroupant d'anciennes chansons qu'il avait enregistrées, et sort en parallèle une chanson pour la Palestine 'Oghneyet Alaqsah'.

Fadl Shaker avait déjà acquis une grande renommée dans les pays arabes après ses premiers succès mais son cinquième album 'Hobak Khayal' a connu un succès sans précédent dans la carrière du chanteur en se classant parmi les meilleurs ventes en 2001. Le succès de cet album doit une fière chandelle au duo réussi 'Ahawel' de Fadl Shaker avec la chanteuse koweïtienne Nawal. L'année suivante a connu la sortie de la chanson à succès 'Ya ghayeb' qui est restée pendant longtemps au top du hit-parade et a été choisie comme MEILLEURE CHANSON EN 2003. Cette chanson a marqué la consécration de Fadl Shaker et a élargi le cercle de ses fans dans tout le monde arabe. En plus de son talent, Fadl a travaillé dur pour maintenir le succès et la popularité qu'il avait acquis avec ses premiers albums. En 2003, l'album 'Sidi Rohy' voit le jour et connait un succès similaire à celui des albums précédents.

La vie privée du chanteur est aussi réussie que sa vie professionnelle. Il a rencontré son épouse Nadia dans une fête où il chantait, et ils ont eu immédiatement le coup de foudre l'un pour l'autre. Il se sont mariés alors qu'il n'avait que 20 ans. Le couple a maintenant trois enfants Alhan, Mohamed et Rana.

Dans ses moments libres, Fadl Shaker utilise son propre bateau pour pêcher dans sa belle ville Saida, il joue au piano, pratique toutes sortes de sports nautiques et écoute la vieille comme la nouvelle musique avec son épouse et ses enfants.

Cheb Mami


Cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, est né le 11 juillet 1966 dans un quartier populaire de Saïda, une petite ville d’Algérie au sud d’Oran.

Le "môme" d'Oran

Admiratif depuis toujours des orchestres féminins, les « meddahates », qui animent les baptêmes et mariages, il devient à son tour animateur de cérémonies dès l’âge de quatorze ans. Puis, pour subvenir aux besoins de sa famille, il travaille dans une usine en tant que soudeur. Sans jamais oublier sa passion pour la musique, il se rend chaque week-end à Oran pour chanter dans les cabarets où l’attend un public de plus en plus nombreux à aimer sa voix au timbre aigu et clair. En 1982, celui que l’on appelle "le môme" ("mami" en arabe, en raison de sa voix suraiguë) remporte le second prix d'un concours à la télévision algérienne en séduisant la majorité des téléspectateurs avec une chanson en Raï, un style musical alors rejeté par le pouvoir algérien. Mais en 1985, le Raï est enfin autorisé par le FLN, ce qui donne lieu au Premier Festival Raï d'Oran, où Mami fait une fois de plus sensation. Repéré par Boualem, le producteur de Disco Maghreb, il enchaîne alors les cassettes. Celles-ci circulent dans tout le pays, et jusque dans les rues de Barbès, à Paris.C’est pourquoi Cheb Mami part tenter sa chance dans la métropole en 1985. Il devient ainsi le premier artiste de raï algérien à s'installer en France et à y enregistrer un disque, ouvrant la voie à d’autres chanteurs comme Khaled, Faudel ou Rachid Taha. Il est également le premier à se produire à l'Olympia en 1986. Contraint de repartir en Algérie pour effectuer ses deux années de service militaire, il continue à transmettre sa passion en animant des spectacles dans les casernes. En 1989, il est le premier chanteur raï à se produire aux Etats-Unis, où il enregistre deux albums, parmi lesquels figure "Saïda", sorti en 1994, qui le révèle réellement. Vendu à 100 000 exemplaires en France, ce troisième opus, dans lequel il chante sa ville natale, reçoit la récompense de double Disque d'Or en Algérie et Disque d'Or au Maroc.

Le mélange des genres

Mami s’affirme désormais comme un artiste complet qui écrit et compose ses chansons. Il aime mélanger les genres, s’inspirant du folklore, du rap et de la dance, en passant par le reggae ou encore le flamenco. Ainsi, il intègre des artistes d'horizons très divers : Imothep du groupe IAM, Tonton David, K-mel d'Alliance Ethnik, Idir le troubadour Kabyle ou le groupe reggae Aswad. L’année suivante, ses mélodies accompagnent le film de Laetitia Masson " En avoir (ou pas) ", et en 1997, le chanteur joue dans le film de Mahmoud Zemmouri, " 100% arabica ", aux cotés de Khaled. Ces expériences de cinéma l’aident peu à peu à perdre sa timidité. Avec les années, le raï, prend de l’ampleur, et le chanteur enchaîne les tournées nationales et internationales. En Algérie, les autorités sont obligées de reconnaître ce style musical qu’elles haïssent tant, et Cheb Mami retourne sur sa terre natale en 1999 pour un concert. Plus de 100 000 personnes viennent assister à ce véritable événement politique. Cosmopolite, il multiplie les échanges pour apporter de nouvelles couleurs au Raï. Ainsi, en 2000, il profite de son amitié avec Sting pour s’ouvrir au marché américain. Cheb Mami participe également à l'album "Opinion sur rue" qui sort en novembre 2003 pour l'association "Un regard, un enfant" en compagnie de Saian Supa Crew, Sinsemilia et d'autres. "Du Nord au sud", sorti l'année suivante, lui permet d'ouvrir encore plus le Raï aux autres cultures, grâce aux participations de Zucchero, Idir, K-Mel, Corneille, Susheela Raman ou encore Ziggy Marley. Cette rencontre donne naissance, en mars de la même année, à un grand concert au Grand Rex.